Résumé de l’article
Les tensions commerciales entre l’Union européenne et la Chine atteignent un seuil critique. Confrontée à un déficit commercial record d’environ un milliard d’euros par jour, Bruxelles cherche à protéger son industrie face à l’afflux de produits chinois à bas prix, qui fragilise notamment les secteurs automobile, chimique et pharmaceutique.
Le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, doit se rendre à Pékin pour obtenir des engagements concrets sur la réduction des déséquilibres commerciaux et l’accès aux terres rares, indispensables à l’industrie européenne. Parallèlement, la France et l’Allemagne réclament de nouveaux instruments de défense commerciale permettant à l’Union de réagir plus rapidement aux pratiques jugées déloyales.
Face aux menaces de représailles chinoises, Bruxelles se trouve devant un choix stratégique : poursuivre le dialogue avec Pékin ou durcir ses mesures de protection, au risque de déclencher une véritable guerre commerciale entre les deux puissances économiques.
Notre commentaire
Nous arrivons au résultat douloureux d’un mélange explosif.
Le dumping chinois du quart de siècle qui a couru à la charnière du XXIe siècle a laminé la compétitivité des économies occidentales, avec pour point d’arrivée un outil de production obsolète, privé de capacités de rebond.
La guerre douanière américaine aura non seulement abîmé ou détruit les secteurs traditionnels de l’industrie américaine et européenne, mais aussi empêché de construire des certitudes sur la question de savoir de qui les États-Unis sont les amis ou les ennemis.
La prudence conduit à simplement voir un ennemi dans l’Amérique de Trump, Vance, Rubio, Bessent et compagnie.
L’UE négocie avec la Chine et les États-Unis sur les mêmes bases.
P.B
15 octobre 2026

