Fifty years after the Cultural Revolution, China won’t talk about it – The Economist

Résumé de l’article

Cinquante ans après la mort de Mao et la fin de la Révolution culturelle, cet épisode demeure largement absent du débat public chinois. Les violences, persécutions et bouleversements qui ont marqué la période de 1966 à1976 restent difficiles à évoquer ouvertement, malgré la persistance de leurs traumatismes dans de nombreuses familles.

Sous Xi Jinping, le pouvoir privilégie un récit historique contrôlé, limitant l’examen critique de cette période afin de préserver la continuité et la légitimité du Parti communiste. Une mémoire toujours présente dans la société chinoise, mais largement maintenue hors de l’espace public.

Notre commentaire

The Economist nous raconte une histoire banale de dictature : l’effacement de crimes perpétrés à la fin des années soixante par des jeunes gens fanatisés par un vieil homme (Mao), soucieux de conserver un pouvoir absolu au nom d’un nationalisme farouche, servi par un marxisme-léninisme revisité, c’est-à-dire remplacer le prolétaire urbain russe par le paysan pauvre chinois.

Effacer l’histoire, cacher les tombes, fermer les musées, attendre la mort des témoins directs ne fera pas disparaître ce péché mortel de la révolution communiste : la Révolution culturelle.

Ces dissimulations ne font qu’aggraver les tares de la Chine post-Mao Tsé-toung.

Il est bizarre que le régime actuel (celui de Xi), dont le chef a précisément souffert, lui et sa famille, des massacres et des déportations de la Révolution culturelle, se lance dans un sport que Staline pratiqua à merveille : l’effacement de la vérité historique.

On s’étonne de trouver en Europe des thuriféraires de ce pays qui ne nous veut pas de bien.

P.B

8 octobre 2026

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