Partenariat AUKUS : l’Australie va recevoir des sous-marins américains d’occasion – RFI

Résumé de l’article

L’Australie recevra trois sous-marins nucléaires américains d’occasion dans le cadre de l’accord AUKUS. Canberra privilégie une solution moins coûteuse et plus rapide à déployer, malgré les doutes persistants sur les capacités industrielles américaines et le coût global du programme.

Notre commentaire

L’AUKUS s’avère être un choix désastreux pour l’Australie. Elle a décidé de s’appuyer sur deux pays dont les industries militaires, notamment navales, entrent en déshérence.

La Royal Navy ne peut plus entretenir ni, a fortiori, fabriquer des bâtiments de combat opérationnels. En matière de sous-marins, elle ne dispose ni d’un modèle moderne susceptible de présenter un intérêt, ni de chantiers capables de le construire. Quant à l’US Navy, elle est dans l’incapacité de fournir autre chose, à moyen terme, que des sous-marins de seconde main. Elle annonce un troisième bâtiment neuf pour 2040.

L’« effort » australien se fait en échange de l’installation d’une base américaine sur son territoire. Cette base, dont on ne sait, compte tenu des errements américains, si elle sera un élément positif ou négatif pour la défense du pays, soulève de nombreuses interrogations.

La rupture de l’accord avec la France et Naval Group, qui présentait l’avantage de produire localement à Adélaïde un bâtiment moderne de type Suffren, aurait permis de disposer d’une flotte récente, fondée sur une nouvelle industrie locale, garantissant ainsi la souveraineté du pays.

Les facteurs idéologiques, l’impérialisme américain, mais aussi une certaine francophobie ambiante, sont ici payés comptant par le pays.

L’AUKUS est-il un accord perdant-perdant ?

PB

4 juin 2026

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Pour aller plus loin, écouter le point de vue de l’ancien Premier ministre australien Malcolm Turnbull, qui, à Chatham House le 11 mai, a vivement critiqué le projet conjoint de sous-marins Australie / États-Unis / Royaume-Uni.

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