Résumé de l’article
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a averti que les élections prévues en 2028 pourraient être reportées si le conflit dans l’est du pays n’est pas résolu.
Les combats contre la rébellion du M23, soutenue selon Kinshasa par le Rwanda, continuent de déstabiliser les provinces orientales.
Notre commentaire
Au-delà des « petites manœuvres » du président Tshisekedi, la vraie question posée reste l’attitude du Rwanda et de l’Ouganda vis-à-vis des pillards du M23. Il est incontestable que, dans les conditions du conflit actuel, une élection régulière est intenable.
L’implication de puissances tierces dans la recherche de la paix est une condition sine qua non du succès d’un processus de paix. L’implication des États-Unis ne sera pas suffisante si les poids lourds d’Afrique australe (Afrique du Sud et Angola) ne sont pas prêts à jouer un rôle actif sur le terrain.
La force politique du Rwanda et de l’Ouganda, à l’abri d’une neutralité kényane, ruinera tous les efforts visant à mettre fin à une guerre qui, pour le moment, ne profite qu’au Rwanda, au prix de massacres et d’exactions qui déshonorent Kigali.
PB
14 mai 2026

