L’Union européenne au défi de résister aux puissances « carnivores »

Résumé de l’article

L’Union européenne entre en 2026 confrontée à une nouvelle ère de conflictualité mondiale pour laquelle elle est mal préparée. Coincée entre trois blocs puissants – les États-Unis, la Chine et la Russie – l’UE subit pressions économiques, technologiques et géopolitiques, avec un risque croissant de vassalisation ou de fragmentation. Les sanctions américaines visant l’ancien commissaire Thierry Breton, les revendications répétées de Donald Trump sur le Groenland, ou encore les mesures de rétorsion commerciale de la Chine contre les produits européens illustrent cette brutalisation des rapports internationaux. Pékin renforce parallèlement la pression militaire sur Taïwan, faisant peser une menace directe sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, notamment dans les semi-conducteurs. Face à ces puissances dites « carnivores », l’UE doit simultanément se réarmer, restaurer sa compétitivité et réduire ses dépendances stratégiques. Mais cette ambition se heurte à une gouvernance héritée du traité de Lisbonne, conçue pour un monde aujourd’hui dépassé, et à un contexte politique interne profondément fragmenté.

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