Résumé de l’article
Après plusieurs mois de blocage institutionnel, la Roumanie s’est dotée d’un nouveau gouvernement dirigé par Luca Niculescu, diplomate indépendant et ancien journaliste. Son cabinet a obtenu la confiance du Parlement avec 280 voix favorables contre 58, mettant provisoirement fin à une crise politique ouverte en mai dernier après la chute du gouvernement d’Ilie Bolojan, renversé sur fond de contestation de sa politique d’austérité.
Le nouveau Premier ministre devra rapidement s’attaquer à une situation économique préoccupante, marquée par un déficit budgétaire parmi les plus élevés de l’Union européenne, une forte inflation et une récession technique. Il entend notamment attirer de nouveaux investissements pour relancer l’économie nationale.
Toutefois, cette stabilisation demeure fragile. Le gouvernement minoritaire ne bénéficie que d’un accord de soutien parlementaire de six mois, laissant planer le risque d’une nouvelle crise. Cette incertitude intervient dans un contexte géopolitique sensible, alors que la Roumanie, membre de l’UE et de l’OTAN, occupe une position stratégique aux frontières de l’Ukraine.
Notre commentaire
Malgré de multiples ingérences russes avérées, qui l’ont contrainte à annuler des élections, la Roumanie, à l’issue d’un processus interne de formation d’une coalition, va pouvoir se consacrer au règlement de ses problèmes.
Ce nouveau gouvernement, constitué dans la douleur, est une très bonne nouvelle pour l’UE et les pays de la région non alignés sur Moscou.
P.B
22 octobre 2026

